[:fr]Montier Festival Photo - Concours 2016 - Autres animaux sauvages de pleine nature[:]

Présentation

Montier Photo Festival

  

Concours international de la photo animalière et de nature 2022 2 tranches d’âges : - de 16 ans et + de 16 ans, pour 10 catégories 19 362 photos reçues

2 881 photographes participants (2 739 + de 16 ans et 142 moins de 16 ans)

87 nationalités représentées

Président du jury 2022 : Monsieur Pascal KOBEH, Photographe Membres du jury : Madame Anne DE VANDIERE, Photographe Madame Carole REBOUL, Photographe Monsieur Franck RENARD, Photographe Monsieur David ALLEMAND, Photographe

Comité technique : Maud POTIER (Chargée de mission, chargée des concours AFPAN « l’Or Vert », responsable pédagogique) Stéphane DENIZOT Pascal BOURGUIGNON (Déclic Edition) Michel PETIT (Déclic Editions) Chantal VERNIOL Régis FOURNEL (Coordinateur AFPAN « l’Or Vert »)

 

Exposition

 

Le mot du jury

Dans une ambiance des plus joyeuses, nous avons, pendant deux jours, visionné environ 2452 photos rescapées d’une présélection de 19362 images envoyées, et 96 vidéos venant de 88 pays, ce qui confirme le succès de cette 25ème édition du festival, maintenant, parmi l’un des plus cotés dans le monde. Si l’unanimité n’était pas toujours réunie parmi les cinq membres du jury, nous nous sommes retrouvés d’accord dans la plupart des cas. Et si dans certaines situations, démocratie oblige, la majorité l’a emportée, ce n’était que pour choisir entre deux sublimes images et chacun a pu s’exprimer et défendre, souvent avec conviction, son point de vue. Aucun antagonisme n’est venu perturber nos délibérations et la sélection finale que vous avez devant les yeux est le résultat de nos échanges où la passion et la sensibilité de chacun n’ont pas empêché une concertation fluide. Les univers variés, où certains d’entre nous évoluent, ont permis de croiser les jugements et d’enrichir le regard de tous. Outre l’excellente organisation et l’assistance de tout le comité technique, notre humeur joyeuse émanait de la qualité des images qui étaient projetées devant nous. Globalement, toutes catégories et tous âges confondus, nous avons trouvé le niveau global excellent, et au fur et à mesure des tours, c’était un crève-coeur d’éliminer certaines images. Avant de revenir plus en détail sur certaines catégories, encore quelques remarques générales. Tout d’abord, le jury s’est réjoui de voir que l’avenir est assuré. Parmi les moins de 16 ans, les différentes catégories (exactement les mêmes que pour les adultes) ont révélé certaines pépites qui nous ont vraiment tous impressionnés. Les images visionnées étaient d’une remarquable qualité pour certaines, tant par leur aspect technique que par le coup d’oeil qui révèle une belle approche naturaliste. On ne peut même plus parler des talents de demain ; ils sont déjà là ! Parmi les remarques moins agréables, il faut que les concurrents aient présent à l’esprit, que nous vivons aujourd’hui à l’ère du numérique où toute image est sujette à questionnement, où toute scène, un tant soit peu spectaculaire (et pour arriver dans la sélection finale, elle l’est en général) nous plonge dans des abîmes de questionnement, de doute et de perplexité. Soyons clairs, nous nous sommes demandés plusieurs fois, si cette image avait été trafiquée ou pas ? Le fichier RAW originel nous a souvent sorti de notre hésitation, mais parfois, son absence a supprimé l’image de la sélection, l’incertitude étant trop grande. A l’avenir svp, respectez les consignes du règlement qui exige l’envoi des fichiers RAW. Il serait trop dommage de voir une image sublime éliminée à cause du soupçon des jurés. En outre, une courte légende, expliquant les conditions de la prise de vue serait également la bienvenue. Trop d’images sont clairement prises dans des conditions qui ne sont absolument pas naturelles et il est dommage que dans le doute celui ou celle qui a joué le jeu soit pénalisé à cause de nos soupçons. Nous avons pu observer dans cette édition, beaucoup d’espèces mal connues de nous, dont les images nous ont interpellés : conditions naturelles ou pas ? Image fidèle ou trafiquée ? Sans aucun RAW ni aucune explication, le doute s’installe et nous nous sommes retrouvés plusieurs fois face à un dilemme : primer une très belle image peut-être complètement fausse ou sacrifier une photo sublime prise dans les règles ? Un fichier RAW (avec les champs IPTC remplis et pas effacés) et une courte explication peuvent sauver la mise ! Toujours dans les remarques globales, il convient de se méfier des modes. Ce n’est pas parce que, une photo bien particulière a été primée l’année précédente ou a gagné dans tel autre concours qu’il faut la répliquer à l’infini. Voir trop d’images similaires avec le même type d’effets finit par lasser le jury. Soyez-vous même ! Sachez apprécier ce que vous avez devant les yeux et le restituer avec votre propre sensibilité, sans vouloir imiter tel ou telle de vos glorieux prédécesseurs. Cela dit, pour modérer le propos, beaucoup d’images nous ont séduits par leur originalité, leur hardiesse dans des essais intéressants, qui reflètent une véritable personnalité artistique. Nous ne pouvons que dire bravo ! Et vous encourager dans votre voie personnelle, en faisant fi des tendances à la mode. La photo doit demeurer un regard personnel et non une recette que l’on applique. Parmi celles-ci, la manie des effets. Beaucoup d’images s’illustraient par des couleurs saturées, des contrastes poussés à fond, des accentuations exagérées… A titre d’exemple, nous avons primé une photo qui faisait l’unanimité ou pas loin. Sublime image, très artistique, une scène remarquable, bref tout y était. Pour s’assurer qu’il n’y avait pas "anguille sous roche", nous demandons à voir le fichier RAW, disponible celui-là. Et nous réalisons que les quelques effets (modérés) que l’auteur avait donnés à son image, avaient plus dégradé celle-ci qu’autre chose. Le RAW était bien plus beau que le résultat final projeté devant nous ! Dans ce cas, cela n’a pas modifié notre jugement. Autre effet de mode, parfois exagéré, le recours au noir et blanc. Si parfois cela peut sublimer une prise de vue, le recours abusif à la désaturation et au contraste maximum n’est pas la solution. Dame Nature est en couleur et la pratique de nombreux photographes confine au procédé. Pour conclure sur ces commentaires, par pitié, moderato sur les curseurs ! Si l’on aborde maintenant quelques catégories, beaucoup d’images « d’oiseaux sauvages en pleine nature » nous ont éblouis. Bravo à l’ensemble des participants. De nombreuses fois ce fut un déchirement d’éliminer des photos. Il en était de même avec les « mammifères sauvages de pleine nature » ainsi que les « autres animaux… ». Une catégorie nous a semblé moins étoffée que les autres : « Paysages naturels du monde ». Attention d’une part à l’effet saturation, et d’autre part, à la pratique du drone. Beaucoup d’images nous présentaient des couleurs de fin du monde. Certes, quand on voit l’état de notre planète, elle n’est peut-être pas loin, mais ce n’est pas une raison pour pousser les curseurs à fond. D’autre part, si des photos de drones peuvent être sublimes, il convient de mettre en garde les futurs participants contre cette mode, certes flatteuse, mais qui peut devenir lassante. Trop de drone va tuer le drone. On peut rendre un sublime paysage sans être dans les airs et sans saturer les couleurs. Une autre remarque concerne les photos qui se trouvent dans la mauvaise catégorie. C’est le cas, notamment, de la catégorie « graphisme, forme et matière de la nature ». Il est dommage d’admirer de superbes photos qui ne sont pas dans la bonne catégorie et par là-même éliminées. « Paysages naturels » veut bien dire naturels. De même, il est regrettable de retrouver dans une autre catégorie des images qui s’inscrivent parfaitement dans « L’homme et la nature ». Enfin, un rapide commentaire sur les films. Celui qui a été primé racontait une histoire. Et c’est souvent là que le bât blesse. Un film (comme une série d’ailleurs, mais plus encore) doit raconter une histoire. Une succession d’images aussi belles soient-elles, ne suffit pas. Alors svp, même en 90 secondes, un scénario, un fil conducteur, un point de vue à exprimer… feront la différence. Et nous serions tentés de dire la même chose pour les séries photographiques. Cinq photos, peu ou prou similaires, n’apportent rien de plus qu’une seule belle image. Variez les angles, les points de vue. Racontez et étonnez ! Pour conclure, on peut dire que ce fut un jury « calorique » : tant devant les photos des séances de visionnage que pendant les moments qui ont alterné, nous étions dans un grand restaurant avec une carte diversifiée, riche et excellente. Nous étions loin des chipolatas et autres saucisses prises sur le pouce. A l’unanimité du jury, un grand merci à l’équipe organisatrice, Maud, Chantal, Pascal, Michel et Stéphane, pour leur aide et assistance technique et pour nous avoir permis de partager ces délicieux moments. Belles prises de vue, bonnes sélections et plein succès pour l’année prochaine !

Livres

Honey hunters of Nagaland

Honey hunters of Nagaland

  Auteur : Martin N. Johansen
⋅⋅⋅⋅
  Éditeur : Outside magazine
Färöer - Grüne felseninseln im Atlantic

Färöer - Grüne felseninseln im Atlantic

  Auteur : Martin N. Johansen
⋅⋅⋅⋅
  Éditeur : Terra magazine / Tecklenborg Verlag / numéro 3/2019
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