Présentation
Florence DABENOC
France
http://www.florencedabenoc.com
» Lorraine de naissance et de cœur, docteur vétérinaire dans la vie, la PHOTOGRAPHIE est l’une de mes passions. C’est mon père qui m’a transmis le virus. Il était passionné par l’image et perfectionniste.Précision des réglages, importance de la lumière, choix du cadrage… On était loin des photos prises à la volée partout et par tous, depuis l’avènement du numérique, révolution technologique qu’il n’a pas connue. Je pense que c’est en l’observant ainsi pendant toute mon enfance, toujours accompagné de son fidèle réflex Minolta, que s’est implantée en moi la petite graine de la passion, qui après avoir mis un certain temps à bourgeonner, occupe au fil des ans une place grandissante dans ma vie. Malheureusement, il est parti top tôt pour l’avoir vue s’épanouir … Mes parents m’ont également transmis le virus du voyage ainsi que l’amour et le respect des animaux et de la Nature. Leur amour inconditionnel (ma maman est toujours ma première fan) a constitué ma colonne vertébrale. C’est ensuite mon mari, premier supporter et mécène (il sait quel type de «caillou» acheter à sa femme pour lui faire plaisir :-), qui m’a encouragée à vivre pleinement ma passion pour la photographie. Nous avons en commun l’amour des voyages, des découvertes, des autres cultures , de la Nature et de la vie sauvage. Et c’est un vrai bonheur de pouvoir conjuguer toutes ces passions en famille, avec nos deux enfants. Nous les emmenons depuis leur plus jeune âge aux quatre coins du Monde avec nous ( Antilles , Maroc , Laponie , Réunion, Costa Rica , Australie , Etats-Unis , Mongolie , Vietnam , Islande , Québec , Inde , Mexique , Jordanie … ). Nous sommes particulièrement accros à l’AFRIQUE et essayons de nous y rendre une fois par an depuis quelques années (Rwanda , Namibie , Sénégal , Tanzanie , Afrique du Sud , Kenya , Zambie ). Une vraie famille de GLOBE-TROTTEURS ! C’est pendant ces voyages que je peux prendre le temps de m’adonner à ma passion et je les remercie tous les trois pour leur patience , car quand j’ai l’œil rivé dans mon viseur, je perds la notion du temps qui s’écoule et ils passent souvent de longs moments à m’attendre ! »
Exposition
L’Afrique … D’aussi loin que je me souvienne , le continent africain a toujours eu une résonance particulière en moi. C’est en 2000, que pour la première fois j’ai posé le pied sur le sol africain, et qu’une partie de mon cœur y est restée depuis. Et à chaque fois que je retourne en Afrique, j’ai la même étrange et agréable sensation : celle de rentrer chez moi… Nous avons la chance d’aller nous ressourcer sur ce superbe continent une fois par an en famille. En Tanzanie, au Kenya, en Namibie, en Afrique du Sud, ou encore en Zambie, où nous parcourons les pistes avec bonheur et en totale autonomie avec nos enfants ( à bord d’un 4×4 de location équipé pour le camping ) . J’aime explorer de nombreux domaines en photographie, aussi bien l’architecture, que les portraits , la danse, les paysages et bien sûr la Nature et les animaux. Je me nourris de nombreux magazines , d’expos et de musées ( j’apprécie l’art contemporain). Ce qui m’intéresse, c’est de regarder le monde qui m’entoure autrement, d’essayer de capter des instants éphémères, de composer avec la lumière, le cadrage, le mouvement, de repérer des détails picturaux, de flirter avec l’abstrait parfois, en un mot de CREER. C’est ce que je trouve jubilatoire. Revenons à la faune africaine ! La principale difficulté ne réside pas nécessairement dans son accessibilité et son approche ( toute considération financière mise à part ). Photographier un lion ou une antilope s’avère finalement beaucoup plus aisé que de faire une belle image d’un renard, d’un chevreuil ou d’un chat sauvage. Pas d’affût, et pas la même échelle d’heures d’attente. Dans les grandes zones protégées que sont les réserves et parcs africains, on peut approcher les animaux relativement facilement. La difficulté quand on souhaite réaliser de belles images de faune africaine se trouve ailleurs. Il faut se démarquer… Se démarquer d’une part de toutes les images dont on a été abreuvés (avec plaisir) pendant ces nombreuses années où lions , éléphants et autres girafes ont occupé le devant de la scène. Et d’autre part, en ce qui me concerne, une fois l’affinité et la prédilection pour le noir et blanc assumées , s’affranchir absolument des grands photographes que j’admire, mais que je ne souhaite surtout pas copier. Cela retirerait, en effet, tout le côté jubilatoire de la création que j’évoquais précédemment. S’entendre dire que ses images sont originales et inédites, continue d’être pour moi le plus beau et le plus stimulant des compliments. D’où mon choix également d’être créative dans la présentation des images de l’exposition que j’ai souhaité, orginale et inédite elle aussi … C’est donc en noir et blanc (avec toute la palette des gris) que je prends de plus en plus de plaisir à m’exprimer . Je trouve qu’il exacerbe ce que j’aime dans une image : son graphisme. Ce dernier peut se situer dans le choix du cadrage, dans l’utilisation de la lumière, la recherche de détails ou d’effets picturaux, les poses plus ou moins longues et l’exploration du mouvement, etc … J’affectionne les filés, les silhouettes en contre-jour, le minimalisme et venir parfois flirter avec l’abstrait. Le graphisme est privilégié , mais tout en essayant de transmettre une émotion, celle que l’on a ressentie ou celle que le spectateur va s’approprier en regardant l’image, car c’est bien là l’essence de toute forme d’expression artistique , et c’est très épanouissant. Cette faune africaine, que nous sommes tant à aimer, est toutefois menacée, fragile et fait l’objet de tant de convoitises malsaines et juteuses… Le braconnage, la chasse aux trophées, la pression démographique, les problèmes sont trop nombreux et trop complexes pour être développés ici .. Mais fréquenter les réserves et parcs naturels, si cela est fait dans le respect de l’environnement et des populations locales, est l’un des remparts contre la disparition de ces sanctuaires de la vie sauvage et contre le braconnage. Tenter de sublimer ces animaux au travers de nos images en est un autre, en attirant sur eux l’attention du grand public. C’est ce que chaque photographe animalier essaie de faire avec la faune, la flore ou les espaces naturels qu’il a choisis comme sujet. En provoquant la curiosité, l’admiration , l’émotion, on créé un terrain favorable à la sensibilisation. Le public nous sent passionnés, au moins autant par la photo que par le sujet qui nous a inspirés, et en ardents défenseurs nous en devenons aussi les ambassadeurs. L’inspiration… c’est bien là le maître mot. C’est cet » enthousiasme créateur » (Larousse) que souffle en moi l’Afrique. Car, même si je continue à explorer avec plaisir et gourmandise différents domaines de la photographie, je dois me rendre à l’évidence, c’est bien photographier la faune africaine qui me procure le plus de bonheur. Car pour cela, il faut être là où je me sens sans doute le mieux, dans la savane ou dans le bush, à respirer les odeurs et les parfums si particuliers , à être à l’affût de tous les bruits, à scruter sans relâche l’horizon et les moindres bosquets, à m’imprégner de cette lumière incroyable, à sentir cette vie sauvage qui palpite autour de nous. L’Afrique me fait vibrer. Elle catalyse mon enthousiasme pour la photographie, et c’est de la symbiose entre ces deux passions qu’est née cette exposition, fruit des mes « inspirations africaines ».
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Inspirations africaines
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