Présentation
Pascal MAITRE
Après des études de psychologie, Pascal Maitre commence sa carrière de photojournaliste, en 1979, dans le Groupe Jeune Afrique. A partir de 1984, il rejoint le staff de l’agence Gamma. En 1989, il co-fonde l’agence Odyssey Images. De 1994 à 2018, il est membre de l’ agence Cosmos. Maintenant, il est représenté en France, par l’agence MYOP, et à l’étranger, par l’ agence Panos Pictures
Pascal Maitre a travaillé avec de prestigieuses publications internationales : Géo, Paris Match, Figaro Magazine , L’Express, ELLE en France, également Geo et Stern en Allemagne, ou encore National Geographic aux Etats-Unis…
Dans plus d’une quarantaine de pays, il aborde les différents aspects de l’Afrique : les hommes et leur mode de vie, la politique et les conflits, les traditions.
Depuis 1985, il couvre l’Afghanistan : les Moudjahidines contre les Russes, Kaboul en 1992, Bamiyan et les Grands Bouddhas en 1996, le commandant Massoud en 1998…
Si l’Afrique demeure son terrain de prédilection, Pascal Maitre a également réalisé plusieurs photoreportages sur d’autres zones du monde : Proche Orient, Amérique du Sud, Sibérie…
Exposition
Lors de mon premier séjour à Madagascar, en 1994,( juste après la fin de la Deuxième République Malgache, présidée par Didier Ratsiraka , surnommé « L’Amiral Rouge » qui prôna un socialisme très dur et ferma le pays à la presse et aux photographes étrangers) le pays s’ouvrait et c’était extraordinaire de découvrir ce pays et de pouvoir s’y déplacer librement. Les routes étaient détruites et encore très peu d’étrangers voyageaient sur la grande île. Après un très long voyage, je me rendis à Morondava sur la côte ouest, et de là, à la fameuse allée des baobabs. C’était en fin d’après-midi, la lumière était incroyable, elle sculptait les formes de ces immenses arbres, les hommes et les femmes rentraient des champs, j ‘avais l’impression, en me promenant au milieu de cette forêt de baobabs, de voyager dans un monde fantastique !
La légende dit que Dieu était très en colère, quand il créa les baobabs et qu’il les planta à l’envers , les racines vers le ciel et ne laissa que de minuscules racines, pour maintenir ce gigantesque arbre sur le sol.
Plusieurs années après en 2010, lors d’un reportage à Madagascar, pour le magazine National Geographic , j’ai eu la chance de survoler en hélicoptère, grâce à l’exceptionnel pilote Philippe Mathieu qui malheureusement disparut en vol un mois après notre voyage, la grande allée des baobabs, près de Morondava, mais aussi de longer le fleuve Mangoky. Ce majestueux fleuve est bordé, dans sa partie la plus inaccessible, de splendides baobabs Adanson Grandidieri , les plus grands et les plus imposants au monde. Ils peuvent atteindre 40 mètres et peser l’équivalent du poids d’un avion Airbus A380 ,soit 278 tonnes !
Après ce voyage, les baobabs ont commencé à fortement m’intriguer. J’ai rencontré Pascal Danthu, à Antananarivo, qui était le responsable du CIRAD (Centre de coopération Internationale en recherche agronomique pour le développement ) pour l’Océan Indien.
Lorsque ces géants sont à terre, la population les découpe pour faire des planches avec le bois, des cordes avec l’écorce .On a l’impression de grosses baleines échouées, que l’on est en train de dépecer.
Dans ce village de Kirindy , officie le guérisseur traditionnel Takire. Il fait toujours ces cérémonies sacrées, au pied d’un baobab sacré qui lui a été recommandé par les Esprits. J’ai assisté, au pied du baobab sacré de Takire, à la guérison troublante d’une jeune-fille qui était habitée par un esprit maléfique.
Selon la croyance malgache, c’est dans un baobab, qu’Imbelo le premier homme, a sculpté sa compagne.
Plus je découvrais le monde des baobabs, plus j’étais subjugué par cet arbre !
Poser sa main sur le tronc d’un de ces grands arbres est très étrange, une étrange communication vous unit avec l’arbre et la Terre !
Après ce voyage chez les Baobabs, plus jamais je ne regarderai un arbre de la même manière !
« Celui qui cherche à remuer un baobab, ne fera que remuer sa propre tête »
« Plus on arrache l’écorce du baobab, plus il devient gros »
« Si un petit arbre sort de terre, sous un baobab, il meurt arbrisseau »
« La science est le tronc d’un baobab qu’une seule personne ne peut embrasser »
« Le baobab est immense, une graine en est la mère »
Galerie
- Ampanonga Baobab Adansonia Grandidieri near the river Mangoky
- Morondave area,Kirindy village where leave some population from the Antandroy tribe.They are leaving in a forest of Baobab Andasonia Grandidieri Big Baobab, need to have 12 people for make the round (Baobab Adansonia Grandidieri)
- Baobabs ZA, in this very dry region where it is raining only several times a year and any time certain years. The population which has no hollow water,dig Baobabs ZA to make tanks and as soon as there is a rain the population fills baobabs tanks, which 9000 liters of water .This water will be the only water that can arrange the inhabitants during the period of drought between June to December Every baobab tank belongs to a family. The shepherds of passage can drink the water contents in the baobab tank asking for the permission to the owner There are 800 baobabs citern People are cleaning the ground before the rain, like this the water will be not to dirty An young villager drink the water who is stock inside the baobab (Baobab Adansonia ZA) Baobabs Adansonia ZA , dans cette région trés sèche où il ne pleut que quelques fois par an et aucune fois certaines années la population qui n a pas d’eau, creuse les Baobabs Adansonia ZA, pour faire des citernes et dès qu il y a une pluie, la population remplit les baobabs citernes, qui peuvent contenir 6000 Litres d’eau .Ce sera l’unique eau dont pourront disposer les habitants pendant la période de sécheresse Juin à Dec. Chaque baobab citerne appartient à une famille. Les bergers de passe peuvent boire l’eau contenue dans le baobab citerne sans demander la permission au propriétaire Il y a 50 baobabs citernes dans le village d’ Ampotaka, pour 60 familles. Certaines années, comme en 2012, il n’a plu qu’une seule fois Plus de 800 familles dépendent de l’eau stockée dans le baobab, pour survivre durant la période sèche.
- Morondave area,KIRINDY village with a lot of baobabs The population put fire around baobabs for prepare field for make corns (Baobab Adansonia Grandidieri)
- Morondave area,FAMOUS BAOBAB ALLEE, The biggest tree had the same weight of an Airbus A380 Family are leaving closed to the Baobab (Baobab Adansonia Grandidieri)





