Quand charcot gagnait le sud

1936 – 2016 / 80E ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DU COMMANDANT CHARCOT

01 SEPT – 01 OCT 2016

Exposition proposée par l’Observatoire Photographique des Pôles.
Avec le parrainage du Ministère de la Culture et de la Communication et en partenariat avec Météo-France, le Muséum national d’Histoire naturelle et Look at Sciences.
Commissaire : Agnès Voltz.

 



Jean-Baptiste Charcot
 (1867-1936) est l’une des figures emblématiques de l’exploration polaire. Chef de deux expéditions en Antarctique, douze en Arctique, navigateur hors pair et grand humaniste, il a repris le flambeau de Dumont-d’Urville pour le passer ensuite à Paul-Emile Victor, Jean Malaurie, Jean-Louis Etienne. L’oeuvre qu’il laisse à sa disparition, en 1936 suite au naufrage de son navire Le Pourquoi-Pas ? est immense.

A l’occasion du 80e anniversaire de sa disparition, l’Observatoire Photographique des Pôles a engagé un minitieux inventaire des fonds photographiques liés aux “expéditions Charcot”, dans le but de valoriser ce patrimoine photographique auprès du grand public. Quand Charcot gagnait le Sud est le produit de ce travail.

Pour la Maison de l’Amérique latine, accueillir cette exposition est naturel. Et on le sait peu, la famille Charcot habita les lieux à la fin du XIXe siècle.

Descendant vers le grand sud antarctique, Jean-Baptiste Charcot et son équipage, descendirent les côtes sud-américaines faisant notamment escale à Buenos Aires.

Cette exposition se concentre sur les expériences en Artarctique, au bord du Français entre 1903 et 1905 puis du Pourquoi-Pas ? entre 1908 et 1910.

Les résultats de ces deux missions de dimension internationale furent considérables : 4000 kilomètres de côtes nouvelles relevés, des cartes marines dressées et une immense moisson d’observations et relevés océanographiques, météorologiques, géologiques, ainsi que des collections zoologiques et botaniques. Plus de 75 caisses seront confiées au Museum national d’Histoire naturelle et à l’Institut Océanographique de Monaco.

Pour faire revivre ces deux expéditions, une cinquantaine de photographies issues de collections différentes*, connues ou oubliées, sont pour la première fois réunies. Cette rétrospective permettra aux visiteurs de découvrir la vie de ces hommes, marins ou scientifiques, soudés et solidaires qui affrontaient avec courage et passion les pires conditions climatiques, souvent au péril de leur vie.

Les auteurs de ces images n’étaient pas seulement photographes : Paul Pléneau était ingénieur, Louis Gain zoologue et botaniste, Ernest Gourdon géologue et glaciologue ; seul Albert Senouque, magnetiseur avait le statut de photographe officiel du Pourquoi Pas ?. Cette exposition sera aussi un hommage à leur persévérance ; photographier sous ces latitudes, maintenir en état un matériel lourd et fragile, préparer, développer puis ramener saines et sauves les plaques de verre jusqu’en France constituait un véritable exploit.

Un film court, produit grâce au soutien de Météo-France, présentera des instruments météorologiques de l’époque, dont un actinomètre, destiné à mesurer l’activité du soleil. Un autre fera revivre les cartes postales envoyées à sa famille par un jeune élève de la marine marchande ou l’un des albums originaux de la famille d’Ernest Gourdon.

Enfin, des documents d’époque inédits seront prêtés par les Archives du Rhône et le Yacht-Club de France.

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