Montier Festival Photo - Concours

Composition du jury 2016

Beatles Montier - Festival Photo

© Pascal Bourguignon

Le jury est composé de :

  • Tony Crocetta – Photographe et président du jury,
  • Kyriakos Kaziras – Photographe,
  • Emmanuel Boitier – Photographe,
  • Pierre Gleizes – Photographe,
  • Guy-Michel Cogné – Directeur de Chasseur d’Images et Nat’Images

Le mot du jury

Qu’elle est belle notre planète !

Bien sûr, vous en êtes convaincus depuis toujours ! Et vous le serez davantage encore lorsque vous découvrirez les images élues du concours Montier 2016, le vingtième du nom, quelques 113 images sublimes, ambassadrices de la  beauté du monde. 113 images issues d’une très large sélection internationale (32 nationalités représentées, 5 départements et territoires d’outre-mer) qui en dénombrait près de 10000 en tout début de compétition !

Des photographies réalisées par presque autant de photographes, amateurs ou professionnels, jeunes ou moins jeunes, qui ont exprimé, image par image, leur vision personnelle d’une nature sauvage, universelle, à la biodiversité extravagante. Des images qui dénotent l’empathie de leur auteur pour des sujets larges et variés et révèlent un rapport honnête à la nature, conforme à la philosophie et à l’esprit que l’on est en droit d’attendre d’un photographe animalier et de nature. Des images qui témoignent aussi parfois des atteintes imbéciles que l’homme fait subir à son environnement.

Sélectionner, hiérarchiser puis désigner les photos lauréates à partir d’un si large panel ne fut pas une mince affaire ! Pour l’édition numéro 20 du festival, le jury était composé de voyageurs, de journalistes, d’écrivains… qui ont tous en commun d’être d’abord des photographes, dans des domaines de prédilection parfois très différents, mais des photographes ! Ceci nous a permis d’établir, collégialement, un palmarès qui nous semble juste et qui a donné sa chance à chacune des photographies en course.

Rapidement, d’une façon quasi-unanime, les membres du jury ont privilégié l’authenticité, la spontanéité, la proximité, la poésie, le beau plutôt que le choc, à la tentation des images « modes », stéréotypées, inspirées voire calquées sur le palmarès des éditions précédentes. Rarement, les critères techniques de prise de vue furent l’objet de débats. Ils ne furent certainement pas notre priorité ! Ils s’effaçaient face à l’essentiel : une composition savante, un cadrage audacieux, le graphisme, l’harmonie, l’esthétisme…

Ceux qui sont sortis des sentiers balisés ont ainsi accédé au dernier carré du palmarès.

Il restait alors à déterminer « LA » photo lauréate pour chacune des catégories, aussi bien, comme l’exige le tout nouveau règlement, dans les tranches d’âges des moins et plus de 16 ans.

La tâche fut d’autant plus ardue qu’aucune photo « Waouh » ne se démarquait réellement des autres ! Beaucoup d’entres-elles, d’excellente facture et de très haut niveau, se valaient : comme il fut difficile de les départager ! La différence se joue à un rien : un sujet traité d’une façon différente des conventions établies, la précision d’un cadrage chirurgical… Bon nombre de photographies ont perdu toute chance à cause d’un cadrage hâtif, perfectible, non réfléchi. C’est bien dommage car le règlement stipule clairement la possibilité du recadrage. D’autres erreurs récurrentes nous sont apparues : des photos qui concouraient dans une mauvaise catégorie, alors qu’elles avaient toute leur chance si l’auteur avait fait un autre choix. A noter aussi, de superbes images qui auraient sans doute connues meilleur destin individuellement, mais insérées dans une séquence d’images fixes, « plombée » par une photo de trop, un doublon, ou pas en adéquation avec la série.

Les discussions furent âpres, passionnées, tendues parfois, chacun défendant viscéralement son point de vue. Il faut avoir vécu cela, au cœur même d’un jury de passionnés, pour saisir véritablement la différence parfois infinitésimale, toujours subjective, entre le premier prix et son challenger, malheureux second qui est passé à un doigt de la lumière et qui réintégrera aussitôt le lot portant ô combien prestigieux des images du palmarès « non-lauréates »! Mais voilà, cela nous a souvent paru cruel ou triste, mais vient le temps où, consensuellement, il faut trancher !

Cette année, une nouvelle catégorie entre en scène : celle des séquences filmées ! Exploitée timidement pour une première, elle nous a semblé fort prometteuse et s’étoffera sans aucun doute lors des futures éditions. A l’ère où les appareils photographiques proposent aussi de réaliser des vidéos, voilà une belle façon de révéler certains aspects de l’environnement et du règne animal. Le jury a souhaité encourager ce concept novateur et mettant en avant des sujets variés traitants de la découverte, du voyage, de la biologie d’une espèce, de paysages somptueux, de comportements insolites avec parfois un ton résolument décalé, à l’humour élaboré qui nous a séduit !

Les photos, c’est leur raison d’être, sont faites pour être montrées, partagées, analysées, décortiquées, commentées, critiquées, encensées… Plus que toutes les autres encore, celles du concours de Montier ne dérogent pas à la règle ! Ce fut notre rôle, le temps d’un weekend, pour concocter le millésime 2016 du plus prestigieux concours de l’hexagone… Au final, un excellent cru !

Si vous envisagez de vous rendre en Haute-Marne pour les 20 ans du festival en novembre prochain, quelle bonne idée, vous aurez peut-être à cœur d’établir votre propre hiérarchie, votre grand prix à vous, vos premiers prix, vos coups de cœur, avec votre vision, vos critères, votre sensibilité, votre culture photographique…

Ne vous en privez surtout pas ! Parce qu’au bout du compte, cher public de Montier, le véritable jury… c’est vous !

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